Dites non à l’Industrie du Complexe !

Parfaitement imparfaites ! Et alors ?! Dîtes non à l’Industrie du Complexe !

 

« L’industrie du complexe ». Nous, les femmes, en sommes toutes victimes au quotidien. Confrontées chaque jour, de gré ou de force à ces images de la femme parfaite : parfaitement mince, parfaitement resplendissante, parfaitement sublime et j’en passe. Pas une journée sans que « l’industrie du complexe » nous abreuve de ses contenus modifiés et arrangés, adaptés aux canons de beauté véhiculés par la société actuelle.

 

Aussi, à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, MyMorpho décrypte les rouages d’un système bien ficelé aux effets parfois dévastateurs : « L’industrie du complexe » dont le but, purement lucratif, repose sur la diffusion massive d’une image idéalisée – et utopique – d’un corps féminin qui se doit de correspondre à tout prix aux critères de la norme établie.

 

« L’industrie du complexe » repose sur ses principaux acteurs que sont l’industrie de la mode, de la beauté et du bien-être. Parce qu’après tout, peu importe les moyens, pourvu que cela rapporte. Autant de secteurs d’activité que nous aurions pu croire œuvrer aux côtés des femmes, pour les femmes et surtout, dans le respect de leur corps. Naïves que nous sommes !

 

L’industrie de la mode, comme celle de la beauté ne seraient donc pas des « industries » pour rien. Les enjeux économiques dont dépendent leur survie font d’elles des entités par rapport auxquelles il est préférable de prendre du recul. Loin de nous vouloir que du bien, elles n’hésitent pas à appuyer là où ça fait mal afin d’arriver à leurs fins : vendre. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

 

Un fantasme de perfection orchestré par la révolution numérique

 

Ainsi, « l’industrie du complexe » doit la force de son impact en grande partie grâce à la révolution numérique observée ces dernières années. Jamais les images n’ont circulé aussi rapidement, atteignant avec autant de précision leur cible, nous déversant ainsi avec une extrême efficacité leur modèle de la perfection physique et leur discours hautement culpabilisants. Jamais la photographie n’a pu être à ce point « améliorée » grâce à des outils simplifiés et toujours plus performants. Enfin, jamais l’industrie du prêt-à-porter n’a semblé à ce point prête à tout pour nous faire acheter. Quitte à nous berner, quitte à nous faire perdre tous repères quant à notre corps, ses formes et sa « normalité ».

 

Le miracle Photoshop au service de « l’industrie du complexe »

 

 

L’image est un merveilleux outil. Grâce à elle, tout à chacun peut communiquer n’importe quel message autrement que par des mots. Contrairement à ces derniers, l’image laisse une large place à l’imaginaire, lui conférant ainsi une multitude d’interprétations possibles. Ce qui en fait par ailleurs un merveilleux outil de propagande – pardon, de manipulation.

 

Le corps de la femme est « l’objet » le plus photoshopé puisque, dans le domaine de la publicité de luxe, 80% à 90% des images retouchées concernent le corps féminin. Pratiquée de façon intensive, la retouche numérique permet – toujours dans ce même secteur – de modifier et corriger entre 50% et 75% d’une photographie. Facile lorsque tant de défauts sont à gommer : peau lissée, boutons, poils et cernes effacés, ventre lifté... autant de « petites » retouches par-ci par-là qui ne laissent finalement plus beaucoup de place au naturel – et à la réalité. Mais peu importe puisque la perfection – même factice - fait vendre.

 

Une image formatée de la féminité parfaitement intégrée

 

Une retouche Photoshop, même infime, peut avoir de graves répercussions sur l’image que nous

 

avons de notre corps. Formatées, ces images montées parfois de toutes pièces sont parfaitement intégrées et deviennent la norme, au point que nous finissons par les prendre pour la réalité. Là réside tout le danger.

 

Au vu de ces images omniprésentes dans les médias et diffusées en masse via les réseaux sociaux, le

 

message délivré aux femmes est celui d’une conception idéalisée de leur corps, dans laquelle elles ne peuvent se reconnaître. Ainsi bombardées chaque jour à coup de corps sans défaut, de nombreuse femmes – et jeunes filles – éprouvent des difficultés à prendre le recul nécessaire, voyant l’image qu’elles ont d’elles-mêmes s’altérer au fil des jours. En mars 2015, une étude britannique explique que les premiers complexes physiques apparaissent chez les petites filles...dès 7 ans !!

 

Perte de confiance en soi, mauvaise estime de soi et autres troubles sont autant de conséquences graves qui nuisent au bien-être des femmes. Mais tout cela au nom de quoi ? Au profit d’une industrie qui nous promet monts et merveilles à condition d’être prêtes à y mettre le prix, plutôt que de nous encourager à nous trouver belles telles que nous sommes...

 

La révolution s’enclenche

 

Si l’image photoshopée reste à ce jour la norme, l’émergence d’un mouvement « belles au naturel » - ou encore « body positive » - se fait peu à peu entendre, parfois même porté par de grandes marques qui y voient là un excellent concept marketing. A croire que l’industrie de la mode et de la beauté commence à percuter que l’identification à des modèles plus réalistes – et plus sains – peut être également un excellent moyen de s’attirer la sympathie – et le porte-monnaie - de consommatrices rassurées sur leur « normalité ».

 

 

 

C’est ainsi que la diffusion de photos non retouchées de stars telles que Beyoncé ou Cindy Crawford en 2015, avait été largement applaudie par le grand public, rassuré là encore par les imperfections de ces icônes. Plus proche de nous, le phénomène se développe également via les réseaux sociaux, notamment sur Instagram où une génération de bloggeuses s’affiche sans maquillage et le cheveu plat ou encore, assume leurs rondeurs. Autant dire qu’une petite révolution s’opère dans la sphère médiatique.

 

L’industrie du prêt-à-porter : une « magouille » de taille

 

S’il est un secteur qui n’a pas son pareil pour appuyer là où ça fait mal, il s’agit bien de l’industrie du prêt-à-porter féminin. Découlant de la mode, le prêt-à-porter joue sur la même corde sensible : celle de l’image que nous entretenons avec notre corps. Et c’est au niveau de la taille que ça se passe. Explications.

           

Des vêtements à tailles variables

 

Il y a quelques années, vous faisiez un petit 40 et Ô miracle, vous rentrez désormais dans un très petit 38. Pourtant, vous n’avez pas perdu un gramme – peut-être même au contraire, avez-vous gagné en jolies rondeurs suite à votre grossesse. Alors, comment expliquer qu’en quelques années et que d’une marque à l’autre, votre taille de référence soit aussi variable que la météo au mois de mars ?

 

Remarquez, il est plus agréable de constater que l’on a perdu une taille de pantalon, plutôt que l’inverse. Et cela, les grandes marques de prêt-à-porter l’on également compris et nombre d’entre elles pratiquent ce que l’on appelle le « vanity sizing » ou « pride size ». Ce phénomène consiste pour les enseignes à réduire les tailles indiquées sur les étiquettes des vêtements qu’elles commercialisent. Pour faire simple, votre pantalon taille 38 est en réalité une taille 40 !

 

 

La manipulation au service de votre moral (mais si !)

 

Mais pourquoi une telle pratique ? Pour vendre pardi ! Vendre encore et toujours un peu plus. Et tant pis si, au passage, vous n’avez plus aucun repère fiable pour choisir vos vêtements du moment que vous vous sentiez flattée d’être un peu plus mince. Parce que ce bien sûr, la minceur est la norme et que ce qui compte pour l’industrie du prêt-à-porter, c’est qu’au moment de dégainer votre carte bleue, vous soyez heureuse. Heureuse de rentrer dans un petit 38 plutôt que dans un grand 40.

 

C’est ainsi que, selon une enquête menée par le magazine 60 millions de consommateurs, une même taille peut varier de 10% à 20% d’une marque à l’autre, chaque enseigne travaillant avec sa propre grille de tailles. Vous noterez également qu’au cours des cinq dernières années, les vêtements ont en moyenne perdu une taille. Ceci expliquant cela, vous savez dorénavant le pourquoi du comment concernant votre nouveau 38.

 

Le problème n’est évidemment pas que le nouveau 38 soit l’ancien 40, mais plutôt le message que cela véhicule aux consommatrices que nous sommes. A savoir que pour correspondre aux critères de minceur actuels, vous êtes évidemment plus enclines à acheter un pantalon en taille 38 qu’en taille 40. Encore un peu, et nous leur dirons « merci » !

 

 Perdez du poids et revenez plus tard

 

Une pratique désolante lorsque l’on sait qu’à ce jour, près de la moitié des femmes françaises taillent du 44, contre seulement 6% pour le 36. Aussi, comment est-il encore possible de nous faire « gober » que la taille standard – la norme - serait située entre le 36 et le 40 ?

 

C’est pourtant l’idée que véhiculent certaines grandes marques de prêt-à-porter lorsqu’elles ne déclinent pas leur collection au-delà de la taille 40. C’est un fait, en France, vous avez trois fois plus de choix pour vous habiller si vous faites un 36 qu’un 44. Nous pourrions croire que ce « gap » représente un important manque à gagner pour les enseignes concernées.

 

 

Particulièrement fréquent dans le secteur des marques de luxe, le constat est que de nombreuses femmes aimeraient porter les vêtements admirés sur les défilés, mais qu’elles ne peuvent pas pour la simple raison que leur morphologie ne correspond pas à l’image que souhaitent véhiculer ces prestigieuses enseignes. Le pouvoir de l’image !

 

Si le problème est de taille, c’est qu’il présente une véritable source de discrimination, et à terme de repli sur soi, pour certaines femmes qui ont du mal à assumer leurs rondeurs. En effet, plus on monte en taille, moins il y a de choix. Faire comme elles peuvent avec ce que les marques leur proposent, plutôt que de ce qu’elles veulent : telle est la situation d’une majorité de femmes qui ne demandent qu’à exprimer leur féminité au travers d’un style qui leur est propre – et non soumis à la pauvreté de l’offre actuelle en matière de prêt-à-porter.

 

Là encore, le message véhiculé par grand nombre de marques de vêtements est celui que seul une silhouette mince répondant aux canons de beauté a le droit d’être mise en valeur. En clair : perdez du poids et revenez plus tard ! Affligeant...

 

 

L’émergence du mouvement « Body Positive »

 

​Sauf que perdre du poids et être mince n’est en aucun cas une fin en soi pour bon nombre de femmes, qui voient peu à peu l’émergence de belles et voluptueuses ambassadrices revendiquant une nouvelle forme de beauté. En effet, au même titre que ces personnalités qui refusent désormais que leurs photos soient photoshopées, on assiste ces derniers mois à une petite révolution dans le domaine de la mode et du prêt-à-porter.

 

Les marques « grandes tailles » commencent à fleurir, en particulier sur Internet où l’offre gagne en diversité, ainsi qu’en qualité. L’industrie du prêt-à-porter serait-elle enfin en train de prendre conscience des enjeux économiques que cela représente ? Certainement. L’essentiel étant que cette évolution engendre la fin des pensées et des idées reçues selon lesquelles la minceur serait la perfection, la norme et l’exemple à suivre.

 

Une petite révolution est en marche. Au travers de la multitude des images retouchées dont l’industrie du complexe continue de nous abreuver du soir au matin, un nouveau courant voit le jour et prend forme de façon concrète : depuis un petit nombre de boutiques de prêt-à-porter aux podiums de la dernière Fashion Week, la mode – via les médias - s’ouvre enfin sur une beauté pulpeuse, pétillante, parfaitement imparfaite et plus que jamais féminine.

 

Et après...?

 

 

Bon à la lecture de tout cela, vous en conviendrez : il est temps que les mentalités changent ! A commencer par celles des marques et de leurs agences de com' qui manipulent à tour des bras le corps des femmes ! Mais bien entendu, ne soyons pas naïves, ils n'auront pas l'illumination soudaine sans qu'on rue un peu dans les brancards ! L'heure est donc venue pour les femmes de se réapproprier leur image. Comment ? En faisant entendre nos voix de consommatrices pardi ! Les réseaux sociaux sont une magnifique tribune pour dénoncer les pratiques des marques, pour montrer les absurdités quotidiennes dont nous sommes gavées. Si chaque femme prend la parole pour dénoncer ces pratiques discriminantes, si chaque consommatrice pousse un bon gros coup de g***** sur les réseaux comme certaines l'ont déjà fait en Angleterre ou en Espagne, je vous garantie que ça va bouger ! Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est nous consommatrices qui dictons les règles du jeu mesdames !! Alors, les filles vous faîtes quoi maintenant pour faire bouger les choses ?

 

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